EAI : les bonnes pratiques

2019-03-11T14:34:08+02:002019-03-11|Bonnes pratiques|

ERP, systèmes BI, CRM, réseaux sociaux… Le Système d’information (SI) d’une entreprise est certes moins confus que l’Inventaire de Jacques Prévert. Mais il n’est pas toujours une référence d’homogénéité.

L’Enterprise Application Integration (EAI) est un mode de conception des architectures logicielles centré sur les échanges inter-applications. Les principaux objectifs sont souvent la rationalisation des opérations commerciales et l’amélioration de la qualité en éliminant la saisie redondante des données. Reste à appliquer les bonnes pratiques…

Le Système d’information d’une entreprise est un délicat assemblage d’applications indépendantes. Il se compose de multiples infrastructures et applications qui fournissent les divers services sur lesquels l’entreprise compte pour mener ses activités.

Mais cette diversité pénalise justement ces activités. Le temps passé à développer des connecteurs inter-applicatifs est contre-productif. Selon le cabinet Gartner, 75 % des entreprises ont plus de six systèmes de bases de données. Leur gestion peut entraîner trois principaux écueils qui peuvent affecter la performance globale :

  • Perte de temps et efforts supplémentaires des employés pour transférer les données relatives aux processus d’une application à l’autre ;
  • Données manquantes ou incertaines, contrôles manuels de cohérence des données, corrections fréquentes… ;
  • Pratique de l’exportation et de l’importation d’enregistrements, ou même de la saisie manuelle de données déjà contenues dans un système vers d’autres systèmes.

 

Entreprise application intégration

Autant de pratiques qui pénalisent l’efficacité des équipes. C’est la raison pour laquelle des entreprises se tournent vers l’Enterprise Application Integration (EAI). Cette plate-forme permet de réunir les applications existantes d’une entreprise autour d’un moteur d’intégration d’applications commun (le middleware). L’EAI réforme la manière de penser les SI en plaçant au cœur même de la conception et de l’architecture les principes de communication, d’interopérabilité et d’échanges de services.

Une application peut ainsi être tour à tour consommateur et fournisseur de services. Les applications communiquent avec l’architecture à l’aide de connecteurs. Ces derniers servent d’interface entre l’EAI et les applications. Ils scrutent les évènements de l’application et transmettent les données associées vers l’EAI (ou fournissent à l’application les données provenant de cette dernière).

Pour résumer, ses fonctionnalités sont triples :

  • La connexion aux applications ;
  • La conversion des informations dans un langage commun ;
  • Le transport des informations, de l’application émettrice à l’application réceptrice.

Sur le papier, l’EAI semble parfait. Mais selon un rapport d’ebizQ, près de 70 % des projets EAI échouent pour des raisons de gestion. Il est indispensable de s’appuyer différentes « bonnes pratiques » :

 

Incorporer un Centre de Compétences

Le contrôle de l’EAI peut s’avérer très difficile. Cela peut avoir un impact négatif sur les niveaux de service à l’échelle de l’entreprise et au-delà. Il est nécessaire de mettre en place un ensemble de disciplines, d’outils et de procédures pour traiter des questions telles que la gestion de la capacité et l’équilibrage de la charge, la sécurité, la gestion du changement et la surveillance. Pour garantir un système harmonieux et bien structuré, des centres de compétences devraient être mis en place.

 

Établir une documentation complète 

Une fois intégré, il se peut que vous trouviez que beaucoup d’informations n’ont plus d’importance. Toutefois, cette information peut s’avérer très utile et cruciale lorsque le système EAI se développera. Par exemple, les exigences opérationnelles peuvent différer lorsqu’une entreprise dépasse le stade de l’élaboration d’un projet. Par conséquent, il est recommandé de conserver toutes sortes de documentations et dossiers (définitions, des interfaces, des flux, des structures, statistiques de collecte…).

 

Ajouter de nouveaux services avec précaution

Le développement et la maintenance sont les deux étapes les plus difficiles de l’intégration des applications. Elles exigent des efforts supplémentaires et augmentent la complexité du SI. Il est donc recommandé d’intégrer de nouvelles applications ou systèmes d’exploitation que lorsqu’il existe une exigence critique de le faire.

 

S’abstenir d’implémenter des fonctionnalités inutiles

Ce conseil complète le précédent. Le coût et la complexité de l’EAI augmentent lorsque des fonctionnalités inutiles sont implémentées. Il est fondamental de rendre le projet d’intégration prêt à entrer en production dans un délai réaliste. Cet objectif contribuera à générer un retour sur investissement (ROI) positif.

Il convient aussi de s’appuyer sur les atouts de l’iPaaS (Integration Platform as a Service).  L’intégration dans le Cloud est l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les entreprises. Afin de répondre au besoin croissant de solutions d’intégration sécurisées et fiables dans le Cloud, plusieurs fournisseurs proposent des services iPaaS.

 

iPaaS et  « self-service »

En termes simples, iPaaS est une plate-forme permettant de construire et de déployer des intégrations dans le cloud et entre le cloud et l’entreprise. Avec iPaaS, les utilisateurs peuvent développer des flux d’intégration qui connectent les applications résidant dans le cloud ou sur site, puis les déployer sans installer ou gérer de matériel ou de middleware.

En conclusion les EAI sont riches en fonctionnalités et efficaces pour les projets de grande envergure et des environnements exigeants. Elles permettent de gérer la problématique de l’intégration des systèmes modulaires en traitant l’intégration comme une tâche d’un système. Cela permet de bénéficier d’une architecture plus flexible, où de nouvelles pièces peuvent être ajoutées et retirées en fonction de ses besoins.

Par ailleurs, en plus de l’intégration de données, une EAI moderne peut également inclure des fonctionnalités telles que l’administration réseau, la sécurité, l’accélération et l’évolutivité.

Mais la combinaison de technologies et la nature distribuée des solutions EAI complexifient parfois  le déploiement, la surveillance et le dépannage de tâches. D’où la nécessité de combiner différentes compétences. Dans de nombreux cas, ces expertises n’existent pas au sein des services informatiques ou sont réparties entre plusieurs personnes différentes. Faire appel à des spécialistes ou à des plates-formes dédiées s’avère indispensable.

 

2019-03-11T14:34:08+02:002019-03-11|Bonnes pratiques|
l'agitateur du digital
notre newsletter
je m'inscris
moskitos médiathèque
nos ressources
je consulte
l'agitateur du digital
notre blog
je découvre